Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

XXXIVe Journées de Linguistique

Dans le cadre d'une collaboration entre l'OPLO et des chercheur.e.s québécois pour le premier volet qualitatif de l'enquête sociolinguistique 2020 (qui devait être déployé au printemps 2021 mais a été repoussé d'au moins un an à cause de la crise sanitaire), le directeur-adjoint de l'OPLO, Jérémie Obispo, a été invité à donner une conférence de 40 minutes (en présentiel) lors du colloque estudiantin, les "Journées de linguistique", de l'université Laval à Québec le 4 mars 2021. Malheureusement, la situation sanitaire a empêché le voyage d'avoir lieu, et le colloque étant passé à distance, on m'a confié le soin de réaliser la visioconférence.

 

Le colloque

Les Journées de Linguistique (JDL) sont un colloque estudiantin annuel organisé par les étudiant.es de l'université Laval à Québec. Le but de ces journées est de donner l'occasion à des étudiant.es de "présenter leur projet de recherche ou les résultats de leurs travaux de recherche dans des domaines relatifs à la linguistique, à la didactique des langues et à la traduction".

 

Résumé*

Enquête sociolinguistique 2020 dédiée aux pratiques et représentations de l’occitan en Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et au Val d’Aran : décryptage et premiers résultats d’un projet ambitieux piloté par l’Office public de la langue occitane

Des enquêtes dîtes « sociolinguistiques » sont menées partout dans le monde, en particulier par les pouvoirs publics, et ce depuis l’avènement des premières politiques linguistiques. Qu’elles soient qualitatives, quantitatives ou même les deux à la fois, elles constituent en soi des outils d’évaluation indispensables à la définition de schémas d’aménagement linguistique institutionnels. Ce type d’étude se veut ainsi une photographie de la pratique d’une langue à un instant « T ». Il s’agit d’en connaître le nombre de locuteurs par tranche d’âge et catégorie socioprofessionnelle, d’observer les modalités de transmission familiale et d’usage social notamment. La redondance de ces études, à échéances régulières, permet en outre de comparer ces données et d’analyser leur évolution entre deux périodes. La dernière en date sur le territoire occitanophone français a eu lieu en 2020. Son pilotage a été confié à l’Office public de la langue occitane, qui a lui-même mis en place un comité de pilotage mixte composé de scientifiques ainsi que de partenaires institutionnels et associatifs pour accompagner sa mise en œuvre. Au-delà de l’aspect quantitatif de l’enquête, avec plus de 8000 personnes interrogées par téléphone, un partenariat s’est noué avec les universités Laval à Québec et Québec à Trois-Rivières visant à développer un programme de recherche complémentaire. Deux chercheurs canadiens viendront ainsi en Nouvelle-Aquitaine durant un mois, dans le cadre d’un fonds international de coopération avec le Québec, afin de mener des entretiens en présentiel auprès d’un échantillon de 60 personnes pour tenter de comprendre et d’analyser les facteurs et les freins qui engendrent la chute de la transmission et de l’usage de l’occitan. Une thèse de doctorat débutée en janvier 2021 viendra enfin compléter ce volet qualitatif par une étude des représentations sociales qui peuvent constituer une motivation ou un frein à l’inscription au sein d’un cursus d’occitan à l’école.

 

Contenu de la conférence

1. L'occitan

2. L'OPLO

3. L'enquête sociolinguistique

   > Méthode

   > Résultats

4. Focus qualitatifs

   > Focus territoriaux : l'enquête québécoise en prévision

   > Focus sur l'enseignement : la thèse (objectifs, méthode, hypothèses)

 

Diaporama utilisé pour la présentation**

 

Vidéo de la diapositive 16

 

 

Bilan d'expérience et apports pour le doctorat

Il est très rare pour un.e doctorant.e d'avoir l'opportunité de faire une communication scientifique - encore moins une conférence - seulement deux mois après le début de sa thèse. Il s'agit ici d'un cas particulier, évidemment, car ce n'étaient pas mes propres travaux que je présentais (sauf dans la dernière partie) et c'est en tant que représentante de l'institution ayant piloté et financé le projet, et non en tant que chercheuse ayant participé au projet, que je communiquais.

Cependant, cette expérience m'a donné l'occasion, très tôt, de tester mes capacités de communication scientifique : sélection des contenus pertinents et organisation de la présentation, élaboration du diaporama visuel, maîtrise du temps, expression orale claire et cohérente sur une longue durée ; le tout sans avoir la pression de devoir me montrer personnellement garante des contenus présentés (puisque je ne présentais pas mes propres résultats), mais avec la constante préoccupation de représenter correctement mon institution. Heureusement, l'exercice n'était pas totalement nouveau pour moi : en effet, étant guide-conférencière de formation, c'était déjà mon métier, au final, de compiler, synthétiser et organiser des données que je n'avais pas produites moi-même afin d'en faire un exposé oral.

Malgré une certaine tendance à vouloir trop en dire, et grâce à un entrainement intensif les quelques jours précédent le colloque, j'ai heureusement réussi à faire ma conférence dans le temps imparti. Les retours du public ont été positifs. Les étudiant.es québécois.es se sont montré.es intéressé.es et attentif/ve.s et il était très intéressant de présenter à un tel public une enquête portant sur une langue qu'ils ne connaissaient que peu ou, pour la plupart, pas du tout.

Cette première communication scientifique s'est donc avérée être un exercice très enrichissant en début de carrière de jeune chercheuse.

 

 

 

* première version par Jérémie Obispo, version définitive amendée par Marie Sarraute-Armentia

** il est possible que certaines diapositives ne soient pas totalement compréhensibles sans l'explication orale associée.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article